Sa vie

L'enfance de Claude

Claude François est né le 1er février 1939, à Ismaïlia, en Egypte, sur les bords du Lac Timsah.

Adolphe François, le grand-père de Claude, est tué dans la Marne en 1915, lors de la Première Guerre mondiale, alors qu'il n'a que trente-cinq ans. Il laisse trois enfants, dont Aimé François, lesquels travaillent comme chefs du trafic du canal de Suez.

Il est de tradition chez les François d'appeler les garçons par un prénom commençant par un A, mais sa mère imposa le prénom de « Claude ». Antoine lui fut donc attribué en deuxième prénom et Marie, le prénom de la Vierge, en troisième pour protéger l'enfant.

Son père s'appelait Aimé François, et sa mère Lucia Mazzeï, prénommée "Chouffa" par son fils. Chouffa signifie "choux-fleur" en arabe, Claude lui a donné ce surnom en voyant un choux-fleur sur un marché, qui ressemblait beaucoup à la coiffure de sa maman. Ceci était affectueux, bien évidemment.

Il a une soeur, Marie-Josée, appelée "Josette", née en 1934.

Son enfance fut dorée, la famille vivait dans une belle villa de la compagnie du Canal de Suez, durant la Seconde Guerre mondiale, Ismaïlia est bombardée par les Allemands et la villa de la famille François détruite. Le jeune Claude et sa sœur sont alors recueillis chez leur grand-mère paternelle qui habite une vieille maison proche des quartiers populaires : Claude s'y mêle aux jeunes enfants d'origines diverses (grecs, maltais, italiens, arabes) avec qui il danse et joue du tam-tam et du djembé. Il y reste jusqu'à l'âge d'aller à l'école.

Ses parents le placent en internat dans une école confessionnelle. Puis ils l'inscrivent au lycée français du Caire comme externe (1953-1954). La chambre qu'il loue est en face de Radio le Caire si bien qu'il y est toujours fourré, écoutant en avant-première les disques français ou américains. Il décroche la première partie du bac mais non la seconde. À cette époque, le jeune Claude assiste aux répétitions de ses oncles maternels et fait une première année de violon.

En 1956, La famille François est expulsée d’Égypte (avec de nombreux Français et Britanniques) à la suite de la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Nasser. Sur fond de déchaînement soudain contre les étrangers occidentaux, le départ d'Égypte s'effectue en catastrophe sous les coups, les crachats, les injures, les humiliations (la mise à nu lors du passage à la douane) et les jets de pierres. Le navire les conduit au Havre, d'où ils gagnent Paris.

Après un séjour dans une chambre d'hôtel, les François, fatigués de quémander quelques subsides auprès de la compagnie du canal de Suez, partent en train pour Monte-Carlo où réside, depuis son mariage l'été précédent, leur fille Josette. Ruinée, la famille s’installe d'abord à Monaco dans un appartement acquis grâce à la prime de réinstallation donnée par la compagnie du canal de Suez, puis à Nice. Ils vivent dans une certaine pauvreté : Claude dort par terre sur le sol de l'appartement, vole à l'étalage, et se nourrit de pains trempés dans de la vinaigrette, ce qui lui cause un ulcère à l'estomac et l'exempte du service militaire.

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Claude François bébé


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La rue Claude François, à Ismaïlia

Les débuts

En 1958 Claude cherche du travail. Comme son père le souhaitait, il devient employé de banque. Le soir il joue de la tumba dans un petit orchestre, formé avec quelques copains. Puis il se fait engager dans le grand orchestre du Sporting Club de Monte Carlo, dirigé par Louis Frosio, en tant que percussioniste, puis en devient le chanteur. Il y chante du Ray Charles, du Mouloudji, du Aznavour, etc ... En 1959 il devient le chanteur de l'orchestre de Marcel Blanchi à Juan les Pins. Il réussit à faire vivre sa famille mais son père désapprouve son choix. Sa mère par contre, le soutient dans sa passion de la musique.

Le 5 novembre 1960, il épouse Janet Woollacott, danseuse d'origine anglaise, qu'il avait rencontrée lors d'un spectacle à Monte Carlo. Son père qui ne lui parlait plus depuis 2 ans s'est quand même rendu à leur mariage. Il meurt peu de temps après, d'une maladie des poumons, le 19 mars 1961.

Sur la Côte d'Azur, il rencontre Brigitte Bardot et Sacha Distel, qui lui conseillent de monter à Paris. Ce qu'il fit à l'été 61 avec sa famille. Il se fait engager dans la formation d'Olivier Despax, appelée "Les Gamblers", en tant que percussioniste. Il y gagne peu d'argent.

Il passe une audition pour les disques Fontana le 16 septembre 1961 mais ne réussit pas à convaincre le directeur artistique, qui accepte quand même qu'il passe une deuxième audition. Il enregistre son tout premier disque en 1962, sous le pseudonyme de "Kôkô", appelé le "Nabout Twist" (en français ET en arabe). Le disque fut un succès en Afrique mais non en France. En attendant, il rejoint la tournée des "Gamblers" pour l'été 62, au "Papagayo" de Saint Tropez. Janet, elle, est engagée comme danseuse à l'Olympia. Elle y rencontrera Gilbert Bécaud, pour qui elle quittera Claude un peu plus tard.

Il revient à Paris et signe un contrat avec la maison Fontana pour cinq ans. A l'automne, il convainc Vline Buggy d'écrire des chansons avec lui en lui soumettant une adaptation de la chanson "Girls Girls Gilrs" (Made to Love) des Everly Brothers, qui deviendra "Belles ! Belles ! Belles", son premier succès. Il obtient de Daniel Filipacchi que son 45 tours soit diffusé deux fois par jour, dans l'émission "Salut les Copains". C'est un succès !!! Le disque se vent à 1,7 millions d'exemplaires. Claude Lelouch réalise le scopitone de la chanson dans lequel Claude chante dans la neige, au milieu de jeunes filles pas très couvertes pour la saison ^^

Il fait la première partie de Dalida et des Spotnicks, à l'Olympia le 18 décembre 1962.

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Sa carrière est lancée

La carrière de Claude est prise en main par Paul Lederman, imprésario, et les tournées s'enchaînent. Il séduit un public féminin de plus en plus nombreux. 

Il demande à Michel Bourdais, portraitiste et documentaliste au magazine Salut les copains, de dessiner son portrait. Ce dessin hyper-réaliste sera pour Claude le point de départ d’une longue réflexion sur l’image qu’il doit donner de lui. Il passe à l'Olympia pour la deuxième fois le 5 avril 1963, pour participer à un gala consacré aux jeunes chanteurs. Parmis ses musiciens se trouvent Michel Cassez, dit Gaston, Compagnon de la Chanson, et René Urtreger, pianiste de jazz.

Il participe à un "Musicorama" spécial le 29 octobre 63 dans lequel il reçoit ses deux premiers disques d'or remis par le comédien Maurice Biraud. 

Il gagne assez d'argent pour s'offrir un appartement à Paris, le fameux 46 Boulevard Exelmans dans le 16ème. Puis il achète en 1964 un ancien moulin communal, pour en faire sa résidence. Il devient le Moulin de Dannemois (Essone), transformé aujourd'hui en Musée, où les fans viennent chaque année en pélerinage. Il réunit dans ce moulin toute sa famille qui y retrouve la sérénité de la vie en Egypte.

A l'été 64 il donne une grande tournée, qui sera filmée par Claude Vernick qui en fera un film appelé "L'été frénétique".

A la rentrée, il fait son 3ème Olympia, mais cette fois-ci, en tête d'affiche. Il y chantera tous ses nouveaux succès et bat tous les records d'entrée réalisés par Edith Piaf et Gilbert Bécaud, en déclenchant à chaque fois des hystéries collectives. Puis il rencontre France Gall, jeune chanteuse de 17 ans, fille de Robert Gall, auteur de chansons, donc "La Mamma" pour Charles Aznavour. Il a alors 25 ans. Leur histoire durera jusqu'en 1967.

Claude se blesse, le 25 février 1965, lors d'un gala à Abbeville, lorsque la scène s'effondre sous ses pieds pendant qu'il danse. Il est alors immobilisé pendant cinq semaines, car il a plusieurs côtes cassées. Pendant cette année 65 il enregistre une quinzaine de chansons.

En 1966, il a l'idée de s'entourer de danseuses, en assistant à un concert d'Otis Redding, qui se produit aux côtés de superbes danseuses noires. Il les appelles les "Clodettes". Il les présente au public le 25 décembre à l'Olympia, elles sont quatre. Cet évènement déchaîne la foule. En 16 ans Claude recrutera 44 danseuses, et chaque équipe comportera une capitaine des Clodettes pour mener les autres ^^

Il divorce de Janet le 13 mars 1967. Cette année-là signe aussi sa rupture avec France Gall. Il s'inspire de cette séparation pour écrire, avec Gilles Thibaut et Jacques Revaux, la chanson "Comme d'habitude", qui devient un succès planétaire, grâce à la reprise en anglais de Paul Anka, sous le titre "My way", puis, entre autre, par Franck Sinatra, Elvis Presley, Nina Simone, etc .... Ce titre est le premier à être repris dans le monde entier, et dans toutes les langues. Claude en fera une version italienne, intitulée "Come sempre".

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Cloclo superstar

Son contrat chez Philips se termine, il décide donc de fonder son propre label de musique, et ainsi voient le jour les disques "Flèche". Liliane Saint Pierre, une chanteuse belge, est la première à signer et à enregistrer dans sa maison de disques. 

Puis pendant une tournée, il rencontre Isabelle Forêt, mannequin et danseuse, en 1967. Elle lui donnera son premier fils, Claude junior, le 8 juillet 1968. Cette année là marque sa toute première tournée en Afrique noire, qui durera 10 jours, et qui le mènera à donner un concert devant 15 000 personnes dans le grand stade de la ville de Libreville, et sera officiellement reçu par le président Albert Bongo, avec sa famille et ses ministres.

Marc naît le 15 novembre 1969, et Claude décide de ne pas en parler publiquement, pour protéger ce 2ème enfant et ne pas lui imposer le battage médiatique que Coco a dû subir. Cette même année il se produit à l'Olympia pendant 16 jours, à guichet fermé, dans lequel il présente un show à l'américaine, accompagné de ses 4 clodettes et de 8 musiciens ainsi que l'orchestre de l'Olympia. Son nouveau directeur artistique est Jean-Pierre Bourtayre, et il installe ses nouveaux bureaux au 122 Bd Exelmans, à Paris.

En 1970, il créé la chanson "Parce que je t'aime mon enfant", qui est ensuite adaptée en anglais par l'acteur Richard Harris, puis par Elvis Presley en 1977 sous le titre "My boy". Ce sera la 2ème chanson de Claude reprise par les américains ^^

Lors d'un concert à Marseille, à la salle Vallier, le 14 mars 1970, il est victime d'un malaise. On apprendra plus tard qu’il s’agissait d’un coup monté en accord avec son producteur. Il part se reposer aux îles Canaries mais à son retour, le 17 mai, il est victime d’un accident de voiture sur l’autoroute près d’Orange. Le nez fracturé, les pommettes éclatées, il doit subir une rhinoplastie. À peine remis, il repart en tournée avec Dani et C. Jérôme. Son nez a donc été refait à cette occasion, et non au tout début de sa carrière, pour son "image", comme il est dit dans le biopic "Cloclo".

En 1972, il enregistre aux États-Unis le titre "C'est la même chanson" dans les mythiques studios de la Tamla Motown, à Detroit. Puis il se sépare de la mère de ses enfants, car il vient de rencontrer Sofia Kiukkonen, une mannequin Finlandaise, avec qui il restera quatre ans.

En juillet, à Marseille, lors du premier concert de sa tournée d'été, un fan éméché lui lance une canette de bière au visage. L'arcade sourcillière éclatée, le chanteur doit jeter l'éponge au bout de trois quarts d'heure.

En septembre, il sort Le "Téléphone pleure", qui s'écoule à plus de 2,5 millions d'exemplaires et qu'il reprend l'année suivante en anglais (Tears on the Telephon) et en espagnol (Llora el telefono). Le 15 décembre 1974, il chante devant 20 000 spectateurs survoltés au Parc des expositions de la porte de Versailles au profit de la fondation "Perce-neige" présidée par Lino Ventura, en faveur de l'enfance handicapée.

Le 30 juin 1975, le journaliste Yves Mourousi organise un concert de Claude François au profit de la recherche médicale, devant un public de 30 000 personnes rassemblées au Jardin des Tuileries à Paris. Claude ne peut attaquer sa première chanson qu'au bout de dix minutes de hurlements frénétiques. Après divers débordements des ses admiratrices, le spectacle se termine par un feu d'artifice et sous une pluie de confettis et de ballons à l'effigie du chanteur. Ce sera son dernier concert dans la capitale. Le 17 décembre, il se produit au palais de l'Élysée pour le Noël des enfants et chante en duo avec le président Valéry Giscard d'Estaing.

En 1976, Claude François sort un album destiné aux jeunes de « 8 à 88 ans », ainsi que les chansons "Cette année-là" et "La Solitude, c'est après," qu'il enregistre aussi en Italien. Pour Antenne 2, il enregistre l'émission "La bande à Cloclo", à laquelle il convie ses amis chanteurs et comédiens et dont il est entièrement l'auteur. En septembre 1976, à l'occasion d'un cocktail organisé pour le lancement du parfum Eau noire qu'il vient de créer, devant quatre cent invités, il arrive avec au bras Kathalyn Jones, sa nouvelle compagne, rencontrée dans l'avion, en juillet, au retour d'un voyage du chanteur aux USA. Elle allait sur Paris pour faire des photos de mode.

 Claude François s'est produit 1 188 fois sur scène (entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, date de son dernier concert, au Palais des sports de Lyon) et est apparu 313 fois à la télévision (France, Belgique, Canada, Italie, Espagne, Angleterre), du 21 janvier 1963 au 10 mars 1978.

Sa maison de disques Flèche et le journal Podium font découvrir de nouveaux talents comme Alain Chamfort et Nicolas Pinelli69, qui assurent la première partie de certains concerts de Claude à travers la France.

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Cloclo international

Il arrive sur le marché anglais en 1976 avec l'adaptation anglaise du Le téléphone pleure (classé 35e au Top 40). Pour ses titres, il s'adjoint la collaboration d'un impresario britannique, Richard Armitage, et fait appel à Norman Newell et Roger Greenaway pour réécrire en anglais plusieurs de ses chansons (Monday morning again, Love will call the tune, My boy) ou pour composer des titres originaux (I'm leaving for the last time, Keep on driving).

En octobre 1977, il est la co-vedette d'une émission franco-britannique, tournée à Honfleur et Deauville, et présentée par Cliff Richard. Il y interprète une adaptation en anglais de Chanson populaire (Love will call the tune), My boy (chantée en 1977 par Elvis Presley, laquelle est une adaptation de la chanson de Claude Parce que je t'aime mon enfant) et So near and yet so far.

Le 16 janvier 1978, il donne un concert au Royal Albert Hall à Londres, devant 6 000 spectateurs. Il commence son spectacle par My Way, qu’il doit bisser. Au terme de sa prestation, après huit rappels et avoir terminé par un solo de batterie déchaîné, il quitte la scène épuisé mais comblé.

Les 3 et 4 février, il retrouve son public belge au Forest National, la plus grande salle de concerts de Bruxelles, puis à Charleroi, à Liège et à Wavre. Le 18 février, il participe à l’émission La Grande Parade sur RTL, présentée par Michel Drucker en direct de Lyon. Il donne son tout dernier concert le 24 février 1978 à Lyon.

Les 9 et 10 mars 1978, la BBC l’accueille dans ses studios suisses de la station de Leysin, dans le canton de Vaud pour y enregistrer "Snowtimes Special", une émission spéciale qui doit être diffusée en deux parties : en mai 1978 et à Noël 1978 sur la BBC et qui constitue une nouvelle étape de sa carrière internationale. Avec les Clodettes, il enregistre ses dernières compositions : The Vagabond, Bordeaux rosé, Alexandrie Alexandra le 9, Day Dreamer, une adaptation franco-anglaise du Mal aimé, et deux versions de I Believe in Father Christmas, une chanson inédite de circonstance, le 10, pour la BBC à Leysin.

Claude François a enregistré près de 60 chansons en anglais dont une dizaine sont restées des essais (voire des maquettes de chansons qu'il allait adapter en français), une vingtaine en italien, quatre en espagnol, une en arabe en 1961 et une en japonais en 1965.

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claude-a-leysin.jpgClaude à Leysin

Son décès

Claude François nous quitte le samedi 11 mars 1978, à 15h, à son domicile parisien du 46, boulevard Exelmans, d’un œdème pulmonaire provoqué par une électrocution accidentelle. En redressant pour la énième fois, en maniaque du détail qu'il est, l'applique électrique murale de travers située au-dessus de sa baignoire, ses doigts restent collés au cuivre, les fils étant en partie dénudés.

Malgré l'intervention de Kathalyn qui, protégée par des semelles en bois, l'arrache de l'applique, malgré la ventilation assistée des pompiers et le massage cardiaque du médecin, le Dr Noël, son cœur, qui s'est remis à battre, s'arrête au bout de deux minutes. Le pompier, le major Bernard Jacquinot, annonce la nouvelle à Kathalyn et à l'attachée de presse du chanteur. Claude devait, dans l'après-midi, participer à l'enregistrement de l'émission Les Rendez-vous du dimanche, présentée par Michel Drucker. Quand, à 16 heures, la radio et la télévision annoncent son décès par bulletin spécial. Sa disparition tragique cause une grande émotion à travers la France.

Le journal Libération titre le surlendemain « Claude François : a volté. Le chanteur préféré des moins de dix ans s'est électrocuté dans sa salle de bains » (le jeu de mots « a volté » étant une allusion aux élections législatives du dimanche 12 mars).

Le 15 mars 1978, son nouveau 45 tours Alexandrie Alexandra arrive chez les disquaires, le jour même de ses obsèques, qui ont lieu en l'église d'Auteuil, à Paris, tandis que des milliers de fans pleurent à l'extérieur.
À la demande de ses proches, le chanteur est embaumé, à l'instar de son idole Elvis Presley, vêtu d'un costume en velours bleu nuit et d'une simple chemise blanche, avant d'être enterré au cimetière de Dannemois.

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Ses faits divers

Le 24 juin 1973, il est condamné pour fraude fiscale, à huit mois de prison avec sursis et 25 000 Francs d’amende. Il doit également s'acquitter d'un arriéré d’impôts de quelque 500 000 Frs.

En juin 1973, une dépendance de sa propriété de Dannemois est la proie d’un incendie. Sont présents Isabelle et leurs deux enfants. Grâce à l'intervention des jeunes du village, tous les occupants sont évacués. Claude, qui est en tournée, ne se rendra compte des dégâts que quelques jours plus tard. Il est d'autant plus persuadé que l'incendie est d'origine criminelle qu'un cocktail Molotov a été jeté dans ses bureaux du boulevard Exelmans au début du mois. L'affaire ne sera jamais tirée au clair.

Le 5 septembre 1975, il est la victime collatérale d’un attentat de l'IRA provisoire dans l’hôtel Hilton de Londres. Il doit la vie à une cliente qui, étant devant lui, le protège involontairement de la déflagration d’une première bombe cachée sous une table. Il en réchappe, mais avec les deux tympans crevés.

Le 25 juin 1977, il enregistre une émission télévisée avec Michel Sardou et y présente sa fiancée, Kathalyn Jones. Puis, faisant route, passé minuit, vers sa résidence de Dannemois, il double une voiture, qui n'apprécie pas et le double à son tour, et ainsi de suite. Lors du dernier dépassement, Claude fait une queue de poisson à l'autre voiture, laquelle se lance alors à sa poursuite. À près de 230 km/h, Claude essuie plusieurs coups de feu des occupants. Il arrive au moulin, sain et sauf, ainsi que ses passagers. Quelques semaines plus tard, les auteurs des coups de feu sont retrouvés : ils étaient fichés au grand banditisme.

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